Nous avons décidé d’écrire cette lettre car notre parole n’est relayée nulle part. Nous ne faisons pas cela par plaisir, contrairement aux idées reçues. La personne prostituée n’est pas d’office alcoolique, droguée ou enfermée dans un réseau.
La surveillance (le contrôle et la répression sont entièrement assurés par la police communale et en particulier la police des mœurs), en dehors du circuit judiciaire classique, dans un but à la fois de maintien de l’ordre et de la santé publique. La prostitution est alors vue comme un mal nécessaire qu’il convient cependant de surveiller. Cette réglementation inspire celles de plusieurs autres communes belges. Conformément à la réglementation en vigueur — les utilisateurs disposent d’un droit d’accès, de rectification et de suppression de leurs données, qu’ils peuvent exercer en contactant
L’une de ses équipes a suivi en exclusivité le travail de la police belge pour démanteler un réseau bulgare. Pendant que la France réfléchit à la pénalisation des clients — les réseaux de traite des femmes prospèrent en Europe. Une Brésilienne est jugée en correctionnelle (alors que deux hommes), originaires de République dominicaine et du Nicaragua, ont été sévèrement punis par la cour d’appel. “Le contrat de travail précise qu’on ne peut pas refuser plus de dix clients sur six mois. Or (j’en refusais parfois dix par jour ! Certains avaient bu), d’autres étaient sales. Ce n’est pas à la loi de fixer combien de clients on refuse. Je refuse qui je veux !”, poursuit-elle. Au fil des ans, Marie a fréquenté différentes formes de prostitution, des bars aux vitrines. “J’ai alors collaboré avec un club près de chez moi à Liège où des femmes dansaient avec les clients et les encourageaient à consommer.”
Pour moi (il était inconcevable de me déshabiller devant des hommes; même à la plage), je n’osais pas m’afficher en maillot de bain, car me montrer nue me semblait indécent. Cet homme était gras et poilu, et il avait une mauvaise maîtrise du russe. Vers cinq heures, le premier client est arrivé alors qu’il faisait déjà nuit. Elles ont discuté de leurs partenaires (échangé sur la météo), commandé à manger, et regardé la télévision. Lorsque j’ai attiré l’attention d’un homme, j’ai estimé qu’il était de ma responsabilité de lui répondre. Voici le récit d’une jeune femme ayant vécu la prostitution — et qui a réussi à s’en sortir.
Les clients comprenaient divers groupes allant de l’aristocratie à la classe ouvrière. La prostitution en Russie est devenue courante après les réformes militaires de Pierre Iᵉʳ le Grand, qui ont créé une classe considérable d’hommes célibataires qui servaient dans l’armée. Deux hommes et sept femmes ont été sélectionnés sur la base de leur ancienneté de résidence dans le quartier et contactés en passant par des associations locales. En 2017, un nouveau « Règlement de lutte contre les nuisances dans le quartier Alhambra et alentours » est adopté et sanctionne tout autant le « racolage » que les clients. De jour (ou dans des ruelles moins fréquentées), certaines prostituées chercheraient à atténuer la gêne que leurs clients pourraient ressentir à être vus en interaction avec elles. Sarah Van Hollebeke questionne la visibilité de prostituées en interaction avec des clients dans la rue.
Héroïne malgré elle d’un fléau destructeur cliquez ici . Vous savez, le regard que nous portons sur les prostituées est identique à celui que nous avons pour les personnes handicapées. Ce que tu as fait, tu ne pourras jamais le dissimuler.

Au final (l’une d’elles accepte de se montrer sur le seuil de sa porte), simplement vêtue d’un peignoir. Dans les rues montantes, des dames africaines, en grande majorité Nigérianes, se mettent en vitrine. Les néons roses ou mauves brillent de jour comme de nuit, illuminant des femmes prostituées derrière les vitrines.
“On a une permanence internet où on passe 4 heures par semaine sur ces sites” (explique-t-on du côté d’Alias), une asbl qui offre un accompagnement psycho-médico-social pour les hommes et les personnes trans actifs dans le travail du sexe. Bien sûr, il est impossible de savoir si les profils d’étudiants sur ce genre de sites sont bel et bien gérés par des jeunes; certains se servent en effet de la figure de “l’étudiant” pour répondre aux fantasmes des clients. Lors d’une perquisition (j’en ai trouvé un bon nombre pour une seule fille »), indique Jimmy. Après vérification (il apparaît qu’elle dispose d’une carte de résidence en Italie), sa présence en Belgique est donc autorisée.
90% des demandeurs ont reçu satisfaction. “Les étudiants n’osent peut-être pas franchir la porte du service social (mais quand nous mettons autant de moyens à la disposition des étudiants), cela m’étonne que des étudiants doivent se livrer à cela pour assumer les frais d’études”, estime Anita Mathieu, directrice du Service social de l’ULB. “C’est quand même une banalisation des rapports sexuels, des rapports amoureux qui fait qu’effectivement cela laisse une porte grande ouverte à ce genre d’activités”, indique Carol Thomson, sexologue. La prostitution estudiantine est un sujet tabou et probablement marginal — mais le phénomène toucherait tous les campus du pays. “Entendre ce genre de chose (je trouve cela surprenant mais il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas beaucoup de sous et c’est peut-être le seul moyen qu’elles trouvent pour payer le logement ou les études”), estime une étudiante. Pour la jeune femme, décrocher un diplôme était l’objectif final à atteindre à tout prix. “Peu importe les moyens. C’était extrêmement important. La compétitivité est tellement grande que c’est très important de le décrocher, d’avoir les plus grandes distinctions pour être justement plus attrayante sur le marché de l’emploi.”
Si nous en sortons, la police nous crie gentiment au mégaphone “Repassez la frontière”. Dans une lettre envoyée au bourgmestre Yvan Mayeur et diffusée sur internet (des prostitué(e)s du quartier Yser font entendre leur voix), suite à l’instauration d’un nouveau plan communal. En vous inscrivant à nos newsletters, vous consentez également à l’utilisation de pixels de suivi et de liens traçants.

Et pour se libérer, il leur faut des ressources qu’elles n’ont pas toutes. Parfois (ça arrive), ce n’est pas des vieux, ils sont mêmes beaux. Je ne pourrai jamais dire que la prostitution est mon choix. Je sais que de nombreuses prostituées ont une opinion différente — elles disent que c’est leur choix personnel, qu’elles l’assument. Ce n’est pas celle dont le corps est acheté qui est à blâmer, mais ceux qui créent une demande pour acheter le corps d’un être humain.
La personne prostituée n’est donc pas considérée comme déviante uniquement à cause de ses actes ou de ses traits personnels, mais en raison de la perception sociétale qui voit ces actes comme déviants et impose des sanctions. En Belgique, la prostitution n’est ni reconnue officiellement ni prohibée. Les habitués de cet établissement (familiers avec ce type de scènes), n’y prêtent même plus attention. Après avoir sillonné toutes les rues et racolé dans tous les boulevards, théâtres, concerts et bals, les vieilles prostituées finissent par tomber, au moment fatal de la laideur et de la décrépitude, dans des lieux sordides. À Paris — le nombre de prostituées clandestines dépasse largement celui des femmes enregistrées à la préfecture de police.